Publié par Robert Loï

À ceux dont l'enfance...

À ceux dont l'enfance fut volée.
Pillée, dévastée
À ceux-là, on voudrait dire
De regarder "devant"
Mais devant c'est quoi ?
Devant, c'est loin
Et derrière, c'est tant..
De tendresses manquées
De Chemins torturés

 À ceux-là on voudrait tendre
 Parfois même vendre
 Des remèdes miracles
 Autres antidotes reconnus
 Par des mages
 Qui n'ont rien de sages
 Des mages
 Qui ont lu et relu
 Des milliers de pages
 Dans des livres "savants"
 Des mages
 Aux airs rassurants
 Mais qui n'ont pas connu
 L'hiver d'un abandon.
 D'un vrai abandon
 De vrais abandons...

 

À ceux-là, il vaudrait mieux
Tendre la main
Celle du cœur
À ceux dont l'enfance fut volée.
Pillée, dévastée
À ceux-là, il faudrait dire :


"Il n'y a pas d'âge pour vivre
Son enfance
Et si le ciel se dégage enfin
Puisque le ciel se dégage enfin
Viens près de moi
Viens mon enfant
Que je te montre la voie
Des heures dorées
Des ciels en couleurs
Où volent
Des ballons d'argent

Viens que je te rende un peu
de ces heures

Que d'autres ou la vie
T'ont volées."

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